Périodiquement [...] je lui trouve tout un tas d’excuses

Car il a beau me dire qu’il ne veut plus me voir,  à mes yeux, il est toujours le même homme ; il a toujours les qualités que je lui trouvais auparavant. Et, périodiquement, comme on le fait toujours quand on est bourré de scrupules et qu’on ne se pense pas supérieur à ceux qu’on aime, je lui trouve tout un tas d’excuses ou de bonnes raisons. J’éprouve de la colère, de l’incompréhension, du chagrin, mais pas de dégoût. Je lui en veux, indiscutablement. J’ai le sentiment d’avoir été puni d’un acte que je n’ai pas commis pour des raisons que je ne comprends pas.

Martin Winckler

Nothing to say, nothing to add

C’est peut-être le rendez-vous quasi hebdo où je dis « ok, je vais pas bien », et où on me répond « non, effectivement, ça va pas, et c’est normal parce que… ».
C’est peut-être les énervements quasi quotidiens au boulot.
C’est peut-être les dents qui tombent, les câlins, les livres dont vous êtes le héros.
C’est peut-être la remise en ordre des priorités.
C’est peut-être la perspective d’un long voyage.
C’est peut-être les preuves d’affection quotidiennes.
C’est peut-être l’absence, obstinément.
C’est sans doute tout ça.
C’est sans doute rien de tout ça.

Mais je ne sais plus écrire ici.

Draps et autres ourlets

J’ai toujours cru qu’à 40 ans je saurai utiliser la machine à coudre de ma maman. Je pensais même que j’en aurais eu une à moi. Je ne pense pas que ce sera le cas, et c’est pas gênant au quotidien.

Mais bon. J’ai récupéré plein de vieux draps « une personne » avec des initiales brodées dessus et tout et tout, et on les a cousu (par « on » j’entends « mamie il y a 15 ans et maman plus récemment) dans la longueur pour que je passe des nuits avec les « draps qui grattent ». « On » (=maman) en a aussi fait mes doubles-rideaux de chambre, d’ailleurs.

Mais c’est la couture des draps qui se découd. Et je ne sais toujours pas faire les ourlets, non plus.

Je crois que je ne suis pas bonne à marier

Bon vent

Tu n’as pas à présenter d’excuses pour ce que tu promets de faire mais ne fais pas. Tu n’as pas à te justifier, pas à inventer de prétexte.

Tu te mets des contraintes toi-même, puis tu souffres de ne pas arriver à les respecter. Pas arriver à écrire, pas arriver à cuisiner, pas arriver à garder le contact avec ceux que tu aimes.

Mais personne ne te l’a demandé. C’est toi qui décide de sortir (ou pas ) de ta zone de confort et ce que j’en pense, ce que ça devrait me faire ressentir, il faut t’en foutre.

Parce que moi, je m’en fous de savoir si ce que tu fais, ou pas, est conforme à ce que tu attends de toi-même.

Moi je suis là, et j’attends.

Je sais

> planter les noyaux d’avocats et les faire pousser à coup sûr
> faire du point de croix
> cuisiner un crumble sans que la croûte ne soit trop molle
> faire un curry de légume qui déchire
> parler allemand
> parler anglais (moins bien)
> me ménager du temps pour moi
> prendre soin de mes (beau) frères, (belle) soeurs et neveux

Des fois, j’ai besoin de relire cette liste.

La quinzaine d’anniversaire

À ne pas confondre (à ne surtout pas confondre) avec la quinzaine du blanc chez les trois suisses. Donc :
Samedi 22 : bouquet de mimosa, spectacle et archi-bon diner
Dimanche 23 : découverte d’un petit bout de la petite ceinture et du parc André Citroën
Lundi 24 : un thé avec une amie, un coup de fil de ma maman, un coup de fil de ma soeur, un aller-retour pour Munich réservé
Ma quinzaine d’anniversaire, avec pour seule ambition de passer de bons moments, commence très très fort, et très très bien.

On ne dit jamais assez aux gens qu’on aime qu’on les aime

Alors si on a un truc de prévu entre le 22 février et le 8 mars, sache que je…
(oui, je sais, le comic sans MS. Mais j’y peux rien)

Ironie

On a passé des années à s’assurer de ne pas être enceintes. (et aussi à s’assurer de ne pas attraper de saloperies, je nous l’accorde).

Et aujourd’hui alors que tout ce qu’elles veulent, c’est avoir une famille, c’est injections d’hormones, courbes de températures, curetages et fausses couches.

Le 21è siècle est une saloperie. On nous l’a vendu facile, libre et sans contrainte. Et finalement, on retourne au temps de l’inquisition, de l’obscurantisme et les problèmes de fertilité remplacent la mortalité infantile.

Pas sure qu’on gagne à devenir adultes.