Victoires de janvier

  • Ajustement des remboursements du prêt
  • Entretien du chauffe-eau
  • Remplacement des tuyaux d’évacuation des eaux (fontes)
  • Livraison nouveau canapé
  • Réservations du week-end londonien
  • Envoi des voeux
  • Echangé par mail avec Oli, François, Seb
  • Vu Romain, David, Thomas, Sylvain,Tony, Mathieu, Aurélien, Elisabeth, Hélène,  Sabine, Sophie, Isa

trois mois sans écrire ici

Ici vous auriez pu lire un texte se lamentant sur le manque d’inspiration, ou mon incapacité à produire autre chose que ma vie-mon oeuvre.

Mais c’est déjà beaucoup et ç’aurait été trop. Je continue donc à remplir mon carnet et mes cahiers, et vous n’en saurez rien, ou presque.

2013

En 2013, je me suis donné les moyens de…
– faire insonoriser les murs mitoyens avec les voisins
– retourner voir un(e) psy
– faire la paix avec Pierre
– profiter de chaque occasion possible pour voir mes neveux
– resserrer les liens avec ma famille choisie et ma famille de sang
– marier mon frère
– être éblouie par Hopper et Thierrée
– faire une grosse fête en invitant tous les importants, qui ont répondu présents (sauf 2)
– combattre mes hormones pour conserver un esprit sain
– nager quelques kilomètres, plus qu’en 2012 et moins qu’en 2014
– refaire marcher mon cerveau
– rire en bonne compagnie
– me battre pour alléger un poids professionnel et avoir gain de cause

Et pour la première fois depuis longtemps, d’avoir envie que l’année prochaine ressemble à celle-là

Isn’t it ironic, don’t you think ?

Croiser un gens avec une brosse à dents alors qu’on a un carambar dans la bouche
Voir un gens en chemisette alors qu’on gèle dans nos bureaux
S’entendre dire « c’est la panique, quoi » alors qu’on est zen dans sa tête

I’m broke but I’m happy
I’m poor but I’m kind
I’m short but I’m healthy, yeah
I’m high but I’m grounded
I’m sane but I’m overwhelmed
I’m lost but I’m hopeful baby

En fait

Je devrais me mettre une alerte à moi-même : quand je n’arrive plus à écrire ici de façon structurée si ce n’est quotidienne, alors c’est un signe que ça ne va pas fort.
Gageons que la semaine prochaine sera plus douce.

#fautfaireavec

La question du jour : pourquoi recruter des gens, les former, les pousser à acquérir une expérience qui ne leur plait pas forcément, leur donner du boulot à ne plus savoir qu’en faire, si c’est pour finalement s’asseoir sur toutes les alertes et continuer comme si de rien n’était ?

Question corollaire, si le mardi, je me suis déjà demandée quatre fois si j’allais pas claquer ma dem’, n’est-ce pas le signe que je devrais le faire ?

C’est pas une question de vacances, c’est juste une question de bon sens.

 

je ne manifesterai pas pour ça

« Je ne demande à personne de s’apitoyer sur mon sort, juste d’essayer de comprendre que les vies des jeunes homosexuels sont pavées de douleurs, assez pour réclamer un engagement total de la part de ceux qui les entourent et prétendent les aimer. »

 

Lu sur « C’est la gêne », linké par un très cher sur Facebook.

Et ma réponse : Et toi (homosexuel), tu t’engages totalement pour les hétéros qui t’entourent, et que tu prétends aimer ? Non parce que c’est facile de réclamer. Moins facile de donner (de son temps, de son amour, de son image…) pour une cause qui n’est pas la tienne, peu importe laquelle. La raison pour laquelle je (me) manifeste, bobo hétérote, c’est parce que je considère cette cause comme importante. Pas parce que quelqu’un qui m’entoure aurait « réclamé un engagement total de ma part. »

Et ce titre « au nom de tous les miens ». Non mais WTF ? Je ne sais pas ce que c’est que d’être gay dans notre société. Je n’en sais absolument rien. On peut me raconter, je peux être témoin, mais je ne sais pas. Et personne ne peut « réclamer un engagement total de ma part », sous peine de voir mon dos plus que mon sourire.

Si dimanche je manifesterai, c’est que c’est même au delà de la gêne, parce que c’est la honte, d’avoir vu tant de mépris pour la différence dans la rue. Et pis parce-que, quand même, égoïstement, savoir que mon frère de sang peut se marier, mais pas mon frère de coeur, ça me défrise.

 

Un matin parmi d’autres

Il doit y avoir de l’echo entre ici et chez Anne...

5h30 : mes yeux s’ouvrent automatiquement. Je jette un œil remonte ma couette et décide d’ignorer que je pourrais éventuellement me lever et vaquer à mes occupations dans le froid de l’appartement.

6h30 : cette fois-ci c’est le réveil. J’allume la radio et l’ordi, je change la date du calendrier

7h : lever, rangeage de lit, bouilloire

7h10 : premier thé (un vert non aromatisé, en règle générale) en checkant les mails et l’agrégateur

7h30 : douloureuse prise de conscience de la faille temporelle dans laquelle je tombe un peu trop souvent. Direction la douche.

7h45 : douchage et habillage ok, lentilles, crème ok. Vaisselle ou repassage, selon l’ampleur de la faille temporelle sus-mentionnée.

8h : départ pour le boulot.