En fait, ça change

C’est une tendance que je retrouve chez beaucoup de gens, mais peu à peu, ça avance.

Ca avance vers plus de rigueur au quotidien : ranger tous les soirs au lieu du matin avant de partir au boulot, ne plus épargner de sous mais améliorer mon quotidien en prenant des abonnements (21 ou neon) qui font sens, soutenir des projets auxquels je crois mais que je ne serai pas capable de mener moi-même.

Des projets collaboratifs comme celui d’un super marché (circuit court, réinsertion, etc.) dans mon quartier, ou d’un futur lieu bobo au coin de ma rue. Des projets artistiques de livre, de webdocumentaire, de galerie ou de photo.

Des gens que je ne connais pas, mais qui font des choses pour rendre le monde plus beau, plus doux, plus supportable au quotidien.

Je ne prends plus d’abonnement au théâtre, et ne vais voir que des pièces qui me tentent vraiment. En emmenant des gens qui me sont chers. Je vois moins, mais mieux.

Je ne suis plus dans la surconsommation de thés. J’ai 9 boîtes vides à la maison, contre 12 pleines entre le bureau et la maison. Les tisanes ont pris le relais. C’est moins mauvais, parait-il. Et j’essaye de limiter mes achats dans ce domaine.

J’ai fait le tri dans mes vêtements et dans le linge de toilette. J’ai donné ce que j’avais en trop.

Il y a encore beaucoup de choses à améliorer, sur mon quotidien. La bouffe reste un grand domaine de n’importe quoi, qui finira par avoir des conséquences sur ma santé si je ne fais pas attention.

Et puis au niveau pro, c’est pas non plus le Pérou. Je m’énerve beaucoup trop.

Ya pas à dire, ça change, et dans un sens qui me plait. On verra si ça continue.

Si le plan A rate, souviens-toi qu'il reste 25 lettres

Si le plan A rate, souviens-toi qu’il reste 25 lettres

Légèreté

Retrouver la légèreté après tous ces mois de crispation…

Je ne sais pas d’où cela venait, je n’ai pas pris de grandes décisions ou commencé de nouveaux projets qui m’enthousiasmeraient particulièrement.

Mais les bonnes nouvelles se succèdent et je tiens mes bonnes résolutions toutes simples, alors oui, le soleil brille.

Fou rire

Aujourd’hui j’ai éclaté de rire. Un vrai rire tout léger, pas forcé, pas sponsorisé par mon ulcère, pas un rire contre-mauvaise-fortune-bon-cœur, pas un rire la-grimace-est-plus-belle, un rire qui n’a pas nécessité d’ingestion d’alcool au préalable.

Quelle légèreté, et quel progrès par rapport à ces derniers mois !

Photo d'Erick Schneider

Photo d’Erick Schneider

2013

En 2013, je me suis donné les moyens de…
– faire insonoriser les murs mitoyens avec les voisins
– retourner voir un(e) psy
– faire la paix avec Pierre
– profiter de chaque occasion possible pour voir mes neveux
– resserrer les liens avec ma famille choisie et ma famille de sang
– marier mon frère
– être éblouie par Hopper et Thierrée
– faire une grosse fête en invitant tous les importants, qui ont répondu présents (sauf 2)
– combattre mes hormones pour conserver un esprit sain
– nager quelques kilomètres, plus qu’en 2012 et moins qu’en 2014
– refaire marcher mon cerveau
– rire en bonne compagnie
– me battre pour alléger un poids professionnel et avoir gain de cause

Et pour la première fois depuis longtemps, d’avoir envie que l’année prochaine ressemble à celle-là

Hello darkness my old friend

Lundi ya le nouveau chef qui arrive. D’après tout le monde, il a sans doute aussi peur de moi que moi de lui.
On part sur de super bonnes bases, quoi.
Moi, j’ai pas l’impression d’être en mesure de faire peur à quiconque, même pas à Mimichat quand il fait de grosses bêtises. Ce qui lui arrive.

Cher nouveau chef, tu vas voir, on va bien rigoler. Et quoi qu’il se passe, on fera avec.
Cher ancien chef, tu vas voir, tu vas me manquer.

Il y a une phrase qui m’accompagne depuis des années, une citation de Hesse qui dit « Und jedem Anfang wohnt ein Zauber inne ». Ce qui veut dire « et chaque commencement est habité par une étincelle de magie ».

Ou bien « en chaque commencement réside/demeure un charme ». Ou « chaque début est ensorcelé ». A tous mes débuts une nouvelle traduction me vient à l’esprit.

Ceci dit, j’ai toujours été plutôt bien lotie, avec mes chefs. J’en ai changé à chaque fois que j’ai progressé pour les dépasser. Et cette fois-ci, pour la première fois, mon ancien chef a gardé une longueur d’avance. On s’emmerde toujours pas ensemble.

J’en suis heureuse.