Rappelle-toi (chanteuse asthmatique)

Rappelle-toi, il y a eu un temps où tu suivais la Bundesliga juste pour te moquer de l’Arminia dans les mails que tu m’envoyais.

Rappelle-toi, fut un temps tu me recommandais un détour par le lieu où l’on t’avait enterré.

Rappelle-toi, quand c’était toi qui choisissais le film, on allait voir des comédies romantiques. Quand c’était moi, ça volait pas plus haut. Mais c’était moins dégoulinant. C’était du temps où l’on disait dégoulinant et pas sirupeux.

Rappelle-toi, tu piquais dans mon assiette.

Rappelle-toi de la façon que tu avais d’être rassurant sans que cela semble te coûter.

Rappelle-toi comme je me rappelle, et toi aussi, souris.

Wohlan denn Herz, nimm Abschied und gesunde !

[Et faisons une dernière chose ensemble, envoyons promener les Paroles de Prévert, car nous n’avons pas connu la guerre et nous ne la ferons pas.]

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