Brisingr (Eragon tome 3) Christopher Paolini, ed Bayard jeunesse.

Il fixa le coeur dansant des flammes, se concentra sur la fournaise tourbillonnante afin d’oublier ses soucis et ses responsabilités. Le mouvement constant le plongea dans une sorte de léthargie ; des bribes de pensées, des émotions, des sons et des images sans suite flottaient aux marges de sa conscience comme des flocons de neige dans un clair ciel d’hiver. Parmi eux apparut le visage du soldat qui implorait sa pitié. Eragon le revit pleurer, entendit de nouveau ses suppliques désespérées, sentit sa nuque craquer comme du bois mort.

C’est beau comme du Marc Levy, non? C’est délayé comme l’assassin royal, et pourtant. Pourtant ca se lit sans déplaisir, vite et bien. Et c’est un des rares bouquins où les dragons ne sont pas les grands méchants qui mangent tout le monde. On sent que l’auteur est très jeune (mais de toute façon niveau imagination, je serais incapable de faire mieux, donc je respecte ;-)). Ceci dit la trilogie initiale s’est transformée en tetralogie, et je trouve qu’il y avait moyen de couper dans le vif. Ya des éditeurs, dans la SF anglo-saxonne d’aujourd’hui?

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