better to be hated for what you are than to be loved for what you’re not

Tourner autour du client mail pendant 3 jours sans réussir à écrire les mots qu’il faudrait. Réfléchir à chaque tournure de phrase, à l’objectif derrière. Appuyer sur envoyer.

Attendre. Attendre. Partir du principe que si moi je mets 3 jours à l’écrire, on pourrait mettre des semaines à répondre. On pourrait aussi… ne pas répondre.

C’est une question que je me pose depuis des années, savoir quand commence une histoire, savoir jusqu’où on pourrait aller, jusqu’où on ira. Dans ma langue, on se demande si on est Bekannte, Freunde, ou quoi que ce soit d’autre. Si le prochain déséquilibre qu’on créera nous rapprochera ou nous éloignera, prendre des risques mesurés, ou pas de risques du tout.

Dire Next ou tenter, malgré tout. Tenter et vivre un truc chouette, être sur la ligne de crête pendant quelques jours/mois/années. Et puis en redescendre, chacun de son côté. Pour se retrouver sur le quai d’une gare, à un carrefour des années après et constater que

Nos histoires d’amour sont les mêmes
Comme si nous avions pratiqué
Dans des piscines parallèles
La natation synchronisée
Nous avons cru faire une transat
En solitaire mais à la place
Nous ne dessinons sur l’asphalte
Qu’un ballet d’Holiday on ice

ou bien ne pas nous retrouver, du tout. Parce que pas l’énergie, parce que pas envie ou parce que… truc encore plus beau.

La vie est trop courte pour retirer le périphérique usb en toute sécurité.

[avec une spéciale dédicace à celui qui a perdu un Diplomarbeit comme ça, et qui y a trouvé seine beste Freundin].

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