retour à la normale

Réveil avant le réveil. Ce n’est plus aussi fréquent qu’avant, mais ça arrive. Coup d’oeil machinal sur le portable rien. Allumage de radio, écoutage, quelles sont les nouvelles du monde ? Quelques catastrophes et des conjectures sur les suivantes.

Lève-toi. Allume la bouilloire. File sous la douche. Quel thé ? Quel pantalon, de quelle couleur la chemise ? rouge ou blanche de toute manière.

Revue de web. Rien de neuf cette nuit. Evidemment, hein. Lentilles. Petit déjeûner. Tiens, penser à racheter du lait.

Départ pour le boulot, bus. Pas de visage connu. Tiens, je n’ai plus envie de le prendre dans l’autre sens et jusqu’au terminus. Arrivée. Boulangerie pour l’équipe ? Ah non j’ai pas de monnaie. Penser à reprendre de la monnaie. Ah tiens, faudrait payer les impôts.

Passage de la sécurité. Bonne journée à vous aussi. Première arrivée, bouilloire, imprimante, fenêtre. Mails pro, revue de presse boulot. Thé. Remplissage de bouilloire. Pas de mail pas de sms ?

Musique. Mails. Première mise en jambes, préparation de réunion. Arrivée des collègues. Moment social, qui fait quoi ? On en est où de ces dossiers ? Tu en penses quoi, toi ? Si tu savais le sentiment d’imposture que j’ai à te donner mon avis sur des trucs que tu fais depuis des années, et pire, sur des trucs que tu fais SUPER BIEN depuis des années alors que je peine à aligner deux phrases…

Putain de machine, ça fait jamais ce qu’on veut. Demandes. Oui bien sûr. Le délai ? Je sais pas. Mails persos. Tiens, Franchon n’est pas à la BNF ? Faut qu’on s’organise un truc. Available for pauses…

Passage à l’étage des chefs. Pas de retours. Demandes. Passage au bureau du collègue. hé mais ouvre moi cette fenêtre, ça chlingue ici. « j’ai besoin d’un gris-gris » Pourquoi je dis gri-gris, moi ? Pourquoi ça le fait rigoler ?

Relecture, édition. Mouaif, pas convaincue. Et si on inverse ces phrases ? Vendu.

Téléphone. oui je suis capable de te faire ça dans la minute, mais tu vois, ya des trucs dont je ne suis pas capable et un retour d’ascenseur serait pas du luxe. Temporisons.

Réunion annulée, ce sera un face-to-face. Bon, ben ok, chuis fatiguée, je veux pas… Debrief de réunion, répartition des tâches. Et dire que je n’ai toujours pas commencé un truc que je devais rendre hier…

Toujours pas de sms. Mais bordel tu fais quoi ? Ah ouais.

Rédaction, recherche d’éléments. Cogitage et spotify. Relecture n°3.

Déjeuner. J’appelle ou j’appelle pas ? Quoi le fuck.

Ah tiens, les couloirs sont un peu plus pleins l’après midi. Faut qu’on se cale une réu, on a de l’actu demain. Oui ben cale, je serai là. Bientôt les vacances ? 4 jours… tu pars où ?

Bonjour, c’est les informaticiens, c’est pour savoir si ça remarche. Support informatique ? Faut pas me dire ça. T’façon spas vous, c’est jamais vous. Ca marche pas, mais on fait sans et ya pas mort d’homme.

Sur ce sujet, c’est toi l’interlocuteur ? Je sais pas, ça dépend…. oui attends je prends, on va répartir. Envoie un mail, ok ? mais promis ça sera traité. Pourquoi je fais des promesses comme ça, moi ? on est dja sous l’eau.

320 mails non lus. Avec un peu de chance je peux les vider 3 par 3. Hey, qu’est ce que tu penses de cette demande ? Je rêve où tu me demandes d’expertiser une demande ? Allez hop, 8e thé, passage chez les collègues. Ca roule ? Ca roule.

Groumpf, p*** de code. Appel à un ami. Ah tiens on a oublié ça. Ca serait plus simple si j’arrivais à avoir un mot de passe unique sur toutes les applis, toudmême…

Ah, la nuit tombe. Faut que je me dépêche. Aoutch, collègue relecteur dja parti. Dans l’état où je suis je peux pas envoyer ce truc là… tant pis c’est relu 3 fois, si ça va pas, ça va pas.

Carré de chocolat. Noir amandes, la fin de la plaquette. je fais quoi, moi là ? Passage sur Fb, entre deux papillonnage-colmatage. Spas possible de partir en vacances en laissant un bordel pareil. J’ai fait une check list et je saigne des yeux. Je suis si fatiguée. Il reste quoi à faire ? Bon, j’aurais pas le temps ce soir.

Il fait complètement nuit. Pas de coucher de soleil sur la Seine, pas de nuages éclairés. On va dire que c’était l’été indien, on va dire que c’était la fatigue. On va dire que je n’y attendais pas, on va dire que c’est pas grave.

Je rentre chez moi, fauteuil, thé, junk food. Home sweet home. Tu m’as presque pas manqué.

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