les sous doués passent le bac

ou un truc comme ça. Partagée sur cet article du figaro, sur les gens doués qui auraient le blues. Partagée parce que j’en connais un, et plutôt bien.

Un surdoué, c’est quelqu’un qui a besoin de s’exprimer au quotidien dans une langue qui n’est pas la sienne pour être compréhensible. C’est quelqu’un qui qui s’emmerde au boulot en planifiant des campagnes marketing multilingues et multisupports avec un délai inimaginable. C’est quelqu’un qui apprend à jouer du piano en 2 mois et transpose à l’orgue, parce que c’est facile. Quelqu’un qui mène une carrière d’étoile filante tout en travaillant sur son 3e doctorat.

Un hypersensible, c’est quelqu’un qui, sur le trottoir, va discrètement s’éloigner pour éviter un cigare. Quelqu’un qui ne va pas supporter le bruit d’une conversation dans un couloir sans mettre un casque antibruit, et qui a du mal à se concentrer sur une conversation quand il y a de la musique. Quelqu’un qui va sentir chaque seconde que vous mettez avant de lui serrer la main. Qui ne va pas vous faire la bise ou très rarement, tellement ça lui semble intime. Qui va déceler la pincée de cannelle dans la fondue au chocolat (ou l’anis étoilé du fin fond du pain d’épices). Voir la nuance de bleu qui semble identique à tout le monde. Avoir les larmes aux yeux à la vue d’un pigeon mort. Détecter le moindre silence. S’en inquiéter. L’hypersensible est inquiet, pour tout.

Les deux sont une malédiction, à mon sens. Mais quand on cumule…

J’en connais un et plutôt bien. Et je vous dirais quand son 5e bouquin sera traduit, parce qu’il parle de ça. (et aussi parce qu’il y a de fortes chances que j’assure le lectorat de la traduction, aussi.)

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