Le livre des brèves amours éternelles [Andreï Makine]

Notre erreur fatale est de chercher des paradis pérennes. Des plaisirs qui ne s’usent pas, des attachements persistants, des caresses à la vitalité des lianes : l’arbre meurt mais leurs entrelacs continuent à ondoyer. Cette obsession nous fait manquer tant de paradis fugaces, les seuls que nous puissions approcher au cours de nos fulgurants trajets de mortels. Les éblouissements surgissent dans des lieux souvent si humbles et éphémères que nous refusons de nous y attarder. Nous préférons bâtir nos rêves avec les blocs granitiques des décennies. Nous nous croyons destinés à une longévité de statues.

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