Bon vent

Tu n’as pas à présenter d’excuses pour ce que tu promets de faire mais ne fais pas. Tu n’as pas à te justifier, pas à inventer de prétexte.

Tu te mets des contraintes toi-même, puis tu souffres de ne pas arriver à les respecter. Pas arriver à écrire, pas arriver à cuisiner, pas arriver à garder le contact avec ceux que tu aimes.

Mais personne ne te l’a demandé. C’est toi qui décide de sortir (ou pas ) de ta zone de confort et ce que j’en pense, ce que ça devrait me faire ressentir, il faut t’en foutre.

Parce que moi, je m’en fous de savoir si ce que tu fais, ou pas, est conforme à ce que tu attends de toi-même.

Moi je suis là, et j’attends.

Je sais

> planter les noyaux d’avocats et les faire pousser à coup sûr
> faire du point de croix
> cuisiner un crumble sans que la croûte ne soit trop molle
> faire un curry de légume qui déchire
> parler allemand
> parler anglais (moins bien)
> me ménager du temps pour moi
> prendre soin de mes (beau) frères, (belle) soeurs et neveux

Des fois, j’ai besoin de relire cette liste.

La quinzaine d’anniversaire

À ne pas confondre (à ne surtout pas confondre) avec la quinzaine du blanc chez les trois suisses. Donc :
Samedi 22 : bouquet de mimosa, spectacle et archi-bon diner
Dimanche 23 : découverte d’un petit bout de la petite ceinture et du parc André Citroën
Lundi 24 : un thé avec une amie, un coup de fil de ma maman, un coup de fil de ma soeur, un aller-retour pour Munich réservé
Ma quinzaine d’anniversaire, avec pour seule ambition de passer de bons moments, commence très très fort, et très très bien.

On ne dit jamais assez aux gens qu’on aime qu’on les aime

Alors si on a un truc de prévu entre le 22 février et le 8 mars, sache que je…
(oui, je sais, le comic sans MS. Mais j’y peux rien)

Ironie

On a passé des années à s’assurer de ne pas être enceintes. (et aussi à s’assurer de ne pas attraper de saloperies, je nous l’accorde).

Et aujourd’hui alors que tout ce qu’elles veulent, c’est avoir une famille, c’est injections d’hormones, courbes de températures, curetages et fausses couches.

Le 21è siècle est une saloperie. On nous l’a vendu facile, libre et sans contrainte. Et finalement, on retourne au temps de l’inquisition, de l’obscurantisme et les problèmes de fertilité remplacent la mortalité infantile.

Pas sure qu’on gagne à devenir adultes.

Même moi je n’y crois pas

Elle dit qu’elle est d’accord et que d’accord elle va faire ce qu’on lui demande. Elle sait que c’est une erreur, ses tripes le lui crient tellement fort qu’elle se demande comment les gens ne se retournent pas dans la rue. Elle hurle intérieurement, et ce qui sort de sa bouche n’est que faible protestation au regard de ce qui l’agite, en vrai.

Et puis un jour, elle décide que ça n’est même pas la peine de protester et que ce n’est pas pour autant que sa vie sera changée.

Elle allume la bouilloire, envoie un mail à son plus vieil ami, téléphone à une copine.

Ruses parfaitement efficaces au demeurant.

 

à qui tu parles ?

Je parle dans ma tête, je rêvasse, et je ne sais pas à qui je m’adresse. C’est quelqu’un de familier, et qui ne fait pas trop attention si je lui parle en français ou en allemand.

Ca m’arrive encore de parler en allemand dans ma tête, mais je ne sais vraiment plus à qui. Sans doute au vide laissé. Par qui ou quoi, on ne saura pas.

des fois je sais à qui je parle, mais je sais que la personne n’est pas là pour écouter. Depuis quelques mois pourtant j’ai réalisé que ce n’est pas à lui que s’adressent ces pensées sans suite.

C’est doux et ça n’est pas amer, juste décousu. Et c’est bien que cela ne soit adressé à personne. Car cela n’intéresserait personne non plus.

 

Ca me bouffe

Ça me mange depuis septembre, et je n’ai pas les clés pour faire face, pas les bons gestes, pas les bons mots.

Peut-être que l’avoir réalisé et verbalisé, ça va aider. Peut-être. Ou peut-être pas et c’est juste remuer la vase au lieu de construire des ponts.

Photo de Wisslaren sur instagram http://instagram.com/wisslaren. La vase enfouie sous la glace recouverte de neige.

En fait, ça change

C’est une tendance que je retrouve chez beaucoup de gens, mais peu à peu, ça avance.

Ca avance vers plus de rigueur au quotidien : ranger tous les soirs au lieu du matin avant de partir au boulot, ne plus épargner de sous mais améliorer mon quotidien en prenant des abonnements (21 ou neon) qui font sens, soutenir des projets auxquels je crois mais que je ne serai pas capable de mener moi-même.

Des projets collaboratifs comme celui d’un super marché (circuit court, réinsertion, etc.) dans mon quartier, ou d’un futur lieu bobo au coin de ma rue. Des projets artistiques de livre, de webdocumentaire, de galerie ou de photo.

Des gens que je ne connais pas, mais qui font des choses pour rendre le monde plus beau, plus doux, plus supportable au quotidien.

Je ne prends plus d’abonnement au théâtre, et ne vais voir que des pièces qui me tentent vraiment. En emmenant des gens qui me sont chers. Je vois moins, mais mieux.

Je ne suis plus dans la surconsommation de thés. J’ai 9 boîtes vides à la maison, contre 12 pleines entre le bureau et la maison. Les tisanes ont pris le relais. C’est moins mauvais, parait-il. Et j’essaye de limiter mes achats dans ce domaine.

J’ai fait le tri dans mes vêtements et dans le linge de toilette. J’ai donné ce que j’avais en trop.

Il y a encore beaucoup de choses à améliorer, sur mon quotidien. La bouffe reste un grand domaine de n’importe quoi, qui finira par avoir des conséquences sur ma santé si je ne fais pas attention.

Et puis au niveau pro, c’est pas non plus le Pérou. Je m’énerve beaucoup trop.

Ya pas à dire, ça change, et dans un sens qui me plait. On verra si ça continue.

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